Orochronos « les clefs » synopsis version 1
Dans le village de Samina, Djid, 17 ans, curieux mais un tantinet ténébreux, est envoyé par son oncle Bettle, le serrurier, chez le maire du village pour l’entretenir d’un problème rencontré dans les marais volants, au bord de la montagne proche du village.
En effet, une créature étrange chaparde des légumes dans ces strates suspendues appartenant à Bettle. Et malgré ses pièges posés, impossible de l’attraper.
Le maire, Rassa, renvoie alors Djid avec le soutien de Sero, le gardien, homme mûr et bourru, enquêter dans la montagne d’Ylure.
Mais tout au long du court voyage, ce n’est pas tant la créature et ses exploits qui intéressent Djid, mais plutôt les faits d’armes de Sero au cours de la guerre qui frappa le pays 35 ans plutôt.
Sero lâche bien quelques brides mais il n’est pas dans sa nature d’en dévoiler davantage que son prénom d’habitude, et il est vite exaspéré de l’enthousiasme de Djid et ne manque pas de lui rappeler qu’il vaut mieux vivre dans un village tranquille que des milliers de morts et des cités en flammes.
A ce moment là, Sero s’arrête brusquement et observe une ombre qui tente de grimper le long des cordes d’arrimages des marais volants.
Mais la créature paraît minuscule, même pas la taille d’un enfant, et Djid le téméraire prend les devants.
Il entame l’ascension des cordes, et l’aperçoit, s’occupant bien maladroitement d’arracher des carottes au milieu des nuages.
Partant de front, il veut surprendre la créature mais marche malencontreusement sur un vieux navet tout sec qui craque sous son pied.
Le bruit alerte la créature qui stoppe net !
Mais elle ne paraît pas farouche, et comme intriguée, s’approche de Djid.
Djid, quant à lui, s’abaisse et observe la petite masse évoluant vers lui.
C’est comme un petit homme-singe, comme un enfant costumé, et à son pied traîne, accroché à une chaînette, une petite lanterne éteinte.
Le petit singe fronce les sourcils en regardant Djid de ses deux yeux verts et il dirige sa main, tendant le doigt jusqu’à toucher le cœur du jeune homme :
« -Pas de clef, tu n’as pas de clef !!! Qui te la prise ? »